un gouvernement de coalition
Alors que les mines des journalistes se décomposaient au fur et à mesure que rentraient les résultats des élections fédérales du 21 octobre et que les gens des médias réunis au studio de la télévision alémanique de Leutschenbach manifestaient ouvertement leur consternation devant la victoire électorale de l'UDC, le spectacle qu'offrait la presse le 13 décembre à Berne était très différent : visages rayonnants, sauts de joie et applaudissements dans les studios de la radio et de la télévision, de même que dans la salle des pas perdus du Conseil national.
Une ambiance identique pouvait être observée dans la salle du Parlement avec des élus hurlant de joie comme lors d'un but marqué pendant une finale de coupe de football. Enfin on avait réussi à évincer Christoph Blocher du Conseil fédéral, objectif principal de la gauche politique durant la législature écoulée. Le soutien actif apporté par le PDC et certains éléments du PRD à ce coup donne une idée des majorités réelles qui régissent la politique du Parlement fédéral. Mais le réveil dans les rangs des futurs partis gouvernementaux sera douloureux : on n'y croyait pas réellement que l'UDC allait s'installer dans l'opposition et on ne s'y était pas préparé. L'éviction de l'UDC était arrangée sur le plan tactique, mais non pas stratégique.
Fin abrupte du système de concordance
Chez les journalistes aussi, on continue d'argumenter à côté de la réalité politique. La majeure partie d'entre eux n'ont pas encore réfléchi aux conséquences réelles de la nouvelle situation ? certains l'ignorent même volontairement en s'inspirant de l'autruche.
Ainsi, Michael Schoenenberger écrit dans la "Zürichsee-Zeitung" du 15 décembre : "La Suisse est entrée dans une nouvelle phase. Il n'est pas encore certain que cette phase se termine effectivement par la fin du système de concordance. Ce qui paraît probable, c'est que le système politique survive aux excès actuels de l'UDC. Les forces modérées comprendront que la concordance ne s'est pas développée par hasard, mais qu'elle est la conséquence de la démocratie directe avec ses nombreuses possibilités de participation. L'UDC siège toujours au Conseil fédéral avec deux de ses membres ? même si ceux-ci ne représentent pas l'aile radicale zurichoise du parti." Ce sont là les rêveries nostalgiques d'un monde révolu.
Une ambiance identique pouvait être observée dans la salle du Parlement avec des élus hurlant de joie comme lors d'un but marqué pendant une finale de coupe de football. Enfin on avait réussi à évincer Christoph Blocher du Conseil fédéral, objectif principal de la gauche politique durant la législature écoulée. Le soutien actif apporté par le PDC et certains éléments du PRD à ce coup donne une idée des majorités réelles qui régissent la politique du Parlement fédéral. Mais le réveil dans les rangs des futurs partis gouvernementaux sera douloureux : on n'y croyait pas réellement que l'UDC allait s'installer dans l'opposition et on ne s'y était pas préparé. L'éviction de l'UDC était arrangée sur le plan tactique, mais non pas stratégique.
Fin abrupte du système de concordance
Chez les journalistes aussi, on continue d'argumenter à côté de la réalité politique. La majeure partie d'entre eux n'ont pas encore réfléchi aux conséquences réelles de la nouvelle situation ? certains l'ignorent même volontairement en s'inspirant de l'autruche.
Ainsi, Michael Schoenenberger écrit dans la "Zürichsee-Zeitung" du 15 décembre : "La Suisse est entrée dans une nouvelle phase. Il n'est pas encore certain que cette phase se termine effectivement par la fin du système de concordance. Ce qui paraît probable, c'est que le système politique survive aux excès actuels de l'UDC. Les forces modérées comprendront que la concordance ne s'est pas développée par hasard, mais qu'elle est la conséquence de la démocratie directe avec ses nombreuses possibilités de participation. L'UDC siège toujours au Conseil fédéral avec deux de ses membres ? même si ceux-ci ne représentent pas l'aile radicale zurichoise du parti." Ce sont là les rêveries nostalgiques d'un monde révolu.
Propos de Gregor A. Rutz,
secrétaire général de l'UDC Suisse,
Service de presse UDC Suisse
-
18 Décembre 2007 à 22:02 dans
- Général


Vous vous fourvoyez en pensant que l'UDC va sortir grandi en brandissant l'arme de l'opposition. En premier lieu vous n'êtes qu'une soixantaine de députés au Conseil national dont une partie notamment les agriculteurs et les sections bernoises et grisonnes ne sont pas sur la même longueur d'onde que l'aile zurichoise. Deuxièmement les 2 conseillers fédéraux "ex-UDC" vont continuer à pratiquer une politique de droite. Si l'UDC se met à faire de l'opposition contre des idées issus de 2 conseillers fédéraux bourgeois, vous irez contre votre propre programme ce qui semble irréaliste ou alors extrêmement stupide. Dans tous les cas l'UDC sera enfin obligé de réfléchir, de proposer des idées constructives et non des idées simplistes et de produire une politique respectueuse des institutions et des êtres humains. Le chemin est long. On récolte ce que l'on sème.....
Posté par Marco — 27 Dec 2007, 11:25