Allocations familiales
Le Parlement a approuvé durant la dernière session de printemps la nouvelle loi sur les allocations familiales (LAFam). Il a du même coup instauré une nouvelle assurance sociale au niveau de la Confédération. Les coûts supplémentaires qui en découlent pour l'économie dépassent les allègements résultant de diverses réformes fiscales. En d'autres termes, les salaires seront encore une fois mis sous pression.
Ne pas menacer une réglementation qui a fait ses preuves
Les allocations familiales sont aujourd'hui réglées au niveau cantonal. Ce système a fait ses preuves, car il permet d'harmoniser de manière optimale ces allocations avec les régimes fiscaux et les besoins régionaux spécifiques. Les allocations pour enfants versées actuellement dépassent largement la moyenne européenne dans tous les cantons. La nouvelle réglementation centraliste que les Chambres fédérales ont approuvée à une faible majorité contre l'avis du groupe UDC menace un système qui fonctionne parfaitement.
Les œuvres sociales existantes ne sont même pas garanties
Assurance-vieillesse et survivants, assurance-chômage, prévoyance professionnelle, prestations complémentaires, allocations pour perte de gain, assurance-invalidité, assurance-maladie, assurance militaire, assurance-maternité: la Confédération dispose aujourd'hui d'une large palette d'institutions sociales – dont la majorité éprouve cependant de grosses difficultés financières. L'AI fait chaque jour un déficit de 5 millions de francs, si bien que sa dette atteint aujourd'hui quelque 8 milliards. L'AVS est très éloignée de l'exigence légale qui lui impose une réserve équivalant à une dépense annuelle. En 2012 au plus tard, elle sera à court de liquidités. L'assurance-chômage a fait 5 milliards de francs de déficit durant les trois dernières années. L'assurance-maternité aura épuisé dans trois ans le fonds des allocations pour pertes de gain destiné aux militaires et devra donc exiger des cotisations supplémentaires pour ne pas manquer d'argent. Dans les communes, les coûts de l'assistance sociale explosent. Les primes d'assurance-maladie augmentent chaque année de 5 à 6%, si bien que même les classes moyennes ne parviennent plus à les payer.
Malgré ce désastre financier, la gauche – et malheureusement aussi le PDC – ne cessent de réclamer de nouvelles prestations sociales. Ce serait pourtant une stupidité de premier ordre que de créer de nouvelles œuvres sociales, donc d'augmenter les charges, alors que les institutions sociales existantes ne sont plus supportables financièrement.
Augmenter le nombre d'enfants à l'étranger?
Les allocations pour enfants sont censées soutenir les familles en Suisse. Or, une partie importante de cet argent est exportée. Les allocations suisses étant largement supérieures à la moyenne européenne, on peut en vivre fort confortablement à l'étranger – à charge des employeurs suisses!
Aujourd'hui déjà, quelque 230'000 rentes d'enfants sont payées à l'étranger. En clair, nous perdons chaque année un demi-milliard de francs de pouvoir d'achat en Suisse parce que nous exportons des sommes énormes sous la forme d'allocations pour enfants. La nouvelle loi transférerait encore plus de pouvoir d'achat à l'étranger.
Même les enfants vivant à l'étranger de chômeurs enregistrés en Suisse toucheront des allocations pour enfants
L'exportation d'allocations pour enfants ouvre toutes grandes les portes aux abus sociaux. Un employeur ne peut en effet pas vérifier si les enfants pour lesquels il paie des cotisations mensuelles existent réellement à l'étranger. Les travailleurs en provenance de pays au pouvoir d'achat nettement inférieur au nôtre sont particulièrement tentés d'annoncer plus d'enfants qu'ils n'en ont effectivement.
La nouvelle loi accorde des allocations pour enfants également aux chômeurs; il est dès lors particulièrement choquant que l'argent des contribuables serve à l'avenir à financer également les enfants vivant à l'étranger de chômeurs enregistrés en Suisse.
Non à une loi inadéquate sur les allocations familiales
Une fois de plus, la Confédération met en place avec sa nouvelle loi sur les allocations familiales un système d'arrosoir qui n'a guère d'effets sociaux utiles, mais qui coûte extrêmement cher. Un authentique cas de populisme familial. L'économie, qui aujourd'hui déjà paie quelque quatre milliards de francs pour les allocations familiales, sera grevée de 600 millions supplémentaires par an. Résultats: une pression accrue sur les salaires et la mise en place d'une nouvelle institution sociale alors que les œuvres sociales existantes ont déjà de gros problèmes financiers.
Je vous invite donc à voter clairement non le 26 novembre à la nouvelle loi sur les allocations familiales. En lieu et place de nouveaux arrosoirs qui distribuent nos salaires à l'étranger, nous préférons des incitations fiscales qui allègent efficacement la charge fiscale grevant les familles suisses.
UDC CH-
22 Octobre 2006 à 13:07 dans
- Votation


Cher Zupi, tu dis longue vie à la gauche; mais ou celle-ci ira trouver l'argent quand il n'y en aura plus ?
Que fais la gauche pour aider toutes ces familles en si mauvaise posture ?
Je pense que l'allocation familiale c'est un leurre, car beaucoup de familles imdépendantes ne touchent aucunes allocations familliales, et les riches touchereaient le même montant. C'est trop facile, il serait plus judicieux de faire diminuer l'impôt au famille. Car en donnant plus d'allocation, les impôts rigolerons ! Les patrons seront encore plus enclin à faire des choix restrictifs sur l'âge des candidats.
De plus les allocations versées pour les enfants des frontaliers, saisonniers restés au Pays sera dépensé à l'étranger et pas chez nous SUPER POUR NOTRE ECONOMIE....
Si l'on regarde les pays avoisinant qui était dominé par la gauche durant de longue année, ils sont dans la merde jusqu'au coup, c'est bien pourquoi, nous avons tant d'immigrés et de personnes qui cherchent du travail chez nous!
Au lieu de critiquer sans cesse ce que l'UDC fait, DONNER DES SOLUTIONS CONCRETES !
Posté par Nicole — 18 Nov 2006, 21:58
Comment on va pouvoir faire des enfants si votre parti réduit les allocations ou refuse de les augmenter (où est la différence) le coût de la vie augmente et en plus vous êtes contre l'ouverture de crèches,vous militez contre un plus long congé maternité payé...
Vous vous foutez de la gueule du monde ?
Vous êtes anti-démocratiques anti-femmes anti-Européens...
Je n'ose prononcer les mots qui me brûle la gorge à votre égard. Vous ne m'inspirez que dégout profond pitié et tristesse.
Longue vie à la gauche
Posté par zupi — 04 Nov 2006, 14:39