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UDC-Grandson

LA NEUTRALITE EXIGE LE RETRAIT DES TROUPES

 
(UDC) Les fronts se sont durcis dans la question du Kosovo depuis sa déclaration unilatérale d'indépendance dimanche passé. Aussi bien au sein de l'UE qu'entre les grandes puissances, dont les Etats-Unis et la Russie, les avis divergent sur l'opportunité de reconnaître le Kosovo comme un Etat indépendant. Les Balkans semblent faire renaître le spectre d'un nouveau conflit Est-Ouest. Pourtant des soldats suisses sont encore et toujours stationnés dans cette région. Cette situation ne respecte ni nos lois, ni notre neutralité. L'UDC demande donc au Conseil fédéral de retirer sans délai toutes les troupes suisses de cette région instable. Ces derniers jours des voix se sont fait entendre demandant instamment à la Suisse de reconnaître le Kosovo. Mêmes les commissions de politique étrangère des deux chambres y ont joint la leur - contre l'avis de l'UDC. Ce qui fait craindre que la Suisse a d'ores et déjà raté l'occasion de proposer ses bons offices dans cette affaire. L'UDC demande au Conseil fédéral de mieux faire respecter la neutralité de notre pays. Et quant à la reconnaissance du Kosovo, la Suisse prendra sa décision en temps voulu. L'UDC rappelle au Conseil fédéral que tous les engagements de soldats suisses à l'étranger exigent une base légale dans la forme d'un mandat de l'OSCE ou de l'ONU. Dans le cas du Kosovo il existait bel et bien une résolution de l'ONU, mais celle-ci désignait le Kosovo comme une région de la Serbie. Avec la déclaration d'indépendance du Kosovo notre engagement dans cette région perd toute sa légitimité, puisque juridiquement la résolution n'est plus valable et que depuis le 17 février les soldats suisses se retrouvent engagés dans un pays différent que celui prévu à l'origine. Les unités de l'armée suisse engagées au Kosovo doivent de ce fait être retirées immédiatement. Le Conseil fédéral doit réagir sans retard, afin de régulariser une situation illégale, incompatible avec la neutralité suisse et en contradiction complète avec les lois régissant l'engagement de soldats suisses à l'étranger. Ermatingen (TG), le 23 févier 2008

Objet : éditorial d’un journal de Toronto

Ceci est un éditorial écrit dans un journal de Toronto.

LES IMMIGRANTS

DOIVENT S’ADAPTER, ET NON les Canadiens

Je suis fatigué de cette nation qui s’inquiète de savoir si nous offensons quelques individus ou leurs cultures. Depuis les attaques terroristes du 11 septembre, nous observons une vague de patriotisme par la majorité des Canadiens. Par contre, la poussière des attaques était à peine retombée que la le monde du « politically correct » a commencé à se plaindre qu’il y avait une possibilité que notre patriotisme offusquait les autres.

Je ne suis pas contre l’immigration et je n’ai aucune dent contre quiconque cherche une meilleure vie en venant au Canada. Notre population est presque entièrement faite de descendants d’immigrés. Par contre, il y a quelques petites choses que devraient comprendre les gens qui sont récemment arrivés dans notre pays et même, apparemment, quelques-uns qui y sont nés. Cette idée que le Canada est une communauté multiculturelle a servi seulement à diluer notre souveraineté et notre identité nationale. En tant que Canadiens nous avons notre propre culture, notre propre société, notre propre langue et notre propre style de vie. Cette culture a été développée par des millions de femmes et d’hommes qui ont cherché la liberté, et ce après des siècles de luttes, d’épreuves et de victoires.

Nous parlons ANGLAIS/FRANÇAIS, pas l’espagnol, le portugais, le chinois, l’arabe, le chinois, le japonais, le russe ou toute autre langue. Par conséquent, si vous voulez faire partie de notre société, apprenez notre langue!

« Protégera nos foyers et nos droits » est notre devise nationale. Ceci n’est pas un slogan politique, chrétien, de la droite… Nous avons adopté cette devise parce que des hommes et des femmes Chrétiens… basé sur des principes chrétiens… ont fondé notre nation. Tout ceci est très bien documenté. Donc, c’est très certainement approprié que de l’afficher sur les murs de nos écoles.

Si Dieu vous offusque, alors je vous suggère de considérer une autre partie du monde pour votre nouveau chez vous … car

DIEU fait partie de notre culture

Nous sommes heureux avec notre culture et nous n’avons aucun désir de changer et nous nous foutons vraiment de la façon dont vous faisiez les choses dans votre pays d’origine.

Ceci est NOTRE PAYS, notre terre et notre style de vie. Alors lorsque vous aurez terminé de chialer… de vous plaindre… et de rouspéter… au sujet de notre drapeau… de notre engagement… de notre devise nationale… ou de notre façon de vivre… Je vous encourage fortement à profiter d’une autre Grande Liberté Canadienne

LE DROIT DE PARTIR

Il est grand temps que le Canada parle haut et fort



Journée internationale contre le racisme, 21 mars 2007

Oh au fait dans les journées dédiées à tout et n’importe quoi, voici le thème de demain (selon communiqué des autorités fédérales) :

Message de la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey

Les Nations Unies ont proclamé le 21 mars Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, en souvenir du massacre de Sharpeville. À cette même date, il y a près de 50 ans, 69 personnes ont été tuées dans ce township d’Afrique du Sud alors qu’elles manifestaient pacifiquement contre l’apartheid. Aujourd’hui, ce régime ségrégationniste contraire à la dignité humaine a heureusement été aboli en Afrique du Sud. C’est une avancée historique qui me donne confiance dans l’avenir.

Mais la logique de l’exclusion et de la discrimination est malheureusement toujours à l’œuvre ; elle s’exerce contre des personnes au seul motif de leur couleur ou de leur appartenance ethnique. Et cela, nous ne pouvons pas le tolérer. La communauté internationale n’est pas restée inactive. Dès 1966, une convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale a été adoptée dans le cadre de l’ONU. En adhérant à cette convention, les États parties se sont engagés à ne tolérer aucune discrimination fondée sur la race et à lutter activement contre le racisme. Un comité qui a son siège à Genève surveille le respect de cette convention internationale. Par ailleurs, un rapporteur spécial de l’ONU analyse la situation dans les différents pays et émet des recommandations à l’intention des gouvernements pour qu’ils combattent plus efficacement les actes racistes. Très soucieuse de respecter ses engagements internationaux, la Suisse entretient un dialogue avec toutes les instances internationales pertinentes afin d’identifier les défaillances de la lutte contre le racisme et d’y remédier.

Soyons honnêtes. Dans notre pays aussi, les phénomènes racistes existent et nous ne pouvons pas les ignorer. Dans notre pays aussi, des personnes sont en butte à l’hostilité et au dénigrement en raison de la couleur de leur peau. Cette réalité m’emplit de tristesse, car elle est la négation des principes affirmés dans notre Constitution, comme la solidarité et l’égalité de droit et des chances. Lorsque la dignité humaine et les droits humains sont en jeu, le principe de l’égalité de traitement ne peut s’appliquer aux seuls ressortissants de la Suisse, mais doit valoir pour toutes les personnes qui se trouvent sur son territoire, indépendamment de leur passeport ou de leur couleur de peau. Mais les droits créent aussi des obligations. L’obligation, par exemple, de respecter notre ordre juridique et d’accepter les mesures prises par notre État de droit en cas d’infraction.

Cette Journée internationale contre le racisme peut être pour nous une belle occasion de réfléchir au fondement volontariste de notre nation et de prendre conscience de la richesse que représentent la diversité culturelle et la coexistence de différents groupes ethniques dans notre pays.



Département fédéral des affaires étrangères

Et le massacre des 5 millions de « chiens chrétiens » par les islamistes depuis 1995 ou les miliers de victimes du racisme anti-blanc en Afrique du Sud on n’en parle pas ? Nous devrions avoir honte de n’être que de vils occidentaux collonialisto-esclavagisto-racistes et nous racheter en nous écriant, plein de culpabilité, « Vive le multiculturalisme !!! » (et Micheline Calmy-Rey)

David Vaucher

Secrétaire Jeunes UDC-Vaud.

Secrétaire UDC Jura – Nord Vaudois.

Les Jeunes socialistes entre opportunisme et contradictions

Les jeunes UDC Vaud ont pris acte du communiqué de presse de ce jour de la jeunesse socialiste vaudoise, les accusant de racisme. Les JUDCV ne peuvent laisser passer des propos aussi grave à leur encontre, propos d’ailleurs totalement infondés et simplistes.

Les JUDCV ont bel et bien applaudi le candidat UDC du district d’aigle, Monsieur André Corboz à l’occasion samedi passé de leur fête pour leur 5ème anniversaire de leur section jeune, tout comme ils ont applaudi également les autres candidats de ce district pour les élections au grand conseil qui ont été présentés aux invités durant cette manifestation.

L’Affaire de « Bex »
Les JUDCV n’excusent pas les actes reprochés à Monsieur Corboz, mais peuvent les comprendre. En effet, les JUDCV aimeraient rappeler à la JSV que ce citoyen a eu avant les faits précités sa femme agressée violemment et sans raison par un requérant d’asile. De plus, malgré de nombreux rappels faites aux autorités de Bex pendant plusieurs années pour se plaindre que la population migrante se livrait au trafic de stupéfiant sur sa propriété et de ce fait devant ces propres enfants mineurs, rien n’a été entrepris pour que ce trafic illégale cesse en plein jour. Les JUDCV constatent que les autorités ont poussé par leur laxisme un honnête citoyen à forcer le trait pour protéger sa famille. Cela n’a pas été inutile, car depuis que Monsieur Corboz a réagi des mesures concrètes on été prises. Les JUDCV constate que la gauche en général et la JSV ne s’inquiète ni des dealers, ni des violences et déprédations commises par les dealers de la FAREAS.
Les JUDCV soutiennent entièrement Monsieur André Corboz dans sa candidature. Ce n’est pas à la JSV de décider si Monsieur Corboz peut être élu mais au peuple, tel est le fondement même de notre démocratie. Pour rappel Monsieur Corboz a fait des excuses publiques et a dit regretter son geste fait dans un moment d’intense révolte.

L’opportunisme de la gauche
Les jeunes UDC-Vaud observent une nouvelle fois qu’en période électorale la gauche en général souhaite largement politiser cette affaire ceci à des fins purement stratégiques en vue de gagner des voix pour les prochaines élections cantonales. Les JUDCV condamnent cette manière d’agir.

Les contradictions flagrantes de la gauche
Les JUDCV constatent que la JSV à la mémoire courte en matière de respect de nos lois. En effet, il n’y a pas si longtemps la JSV accompagnée de tout les associations de gauches ont soutenu publiquement les requérants d’asiles (fameuses affaires des 523) qui devaient par une décision de justice retourner dans leurs pays. Plusieurs mouvements de gauche ont appelé la population vaudoise à la désobéissance civique pour que ces gens vivant illégalement dans notre territoire ne se voient pas renvoyé. Les JUDCV n’ont aucune leçon à recevoir de la part de la JSV dans ce domaine là. Le fondement même de notre parti est basé sur le respect de nos lois.

L’intégration par la gauche
Les Jeunes UDC-Vaud prônent une tolérance zéro à l’encontre des étrangers délinquants et si nécessaire soutiennent un renvoi immédiat, dans les cas possible, de ces individus dans leur pays d’origine. Ceci serait le début d’une meilleure politique d’immigration et d’intégration. En effet, cela diminuerait les préjugés à l’encontre des étrangers et l’intégration serait donc facilitée. Pour les JUDCV le principal responsable de la montée du racisme en Suisse c’est le laxisme de la gauche en la matière. Tous les jours des faits prouvent ce qui nous avançons. Après la Suisse allemande, c’est autour de Fribourg maintenant de subir des viols collectifs où les auteurs sont tous des étrangers principalement d’origines balkaniques ou fraîchement naturalisés. Les JUDCV constatent avec effarement que la gauche se préoccupe plus du pourquoi et du comment des adolescents qui ont pu faire de tels actes barbares que des victimes elles-mêmes qui auront un traumatisme à porter durant toute leur vie.

Les JUDCV et la formation
Les Jeunes UDC-Vaud aimerait rappeler à la JSV qu’ils proposent d’encourager la création de place d’apprentissage par des allégements administratifs et fiscaux pour les entreprises qui forment des apprentis et se battent pour la survie des PME dans notre canton. Car Mesdames, Messieurs de la JSV sans entreprises il ne peut y avoir de places de travail. Les JUDCV constatent qu’a part publier des propos angéliques « avenir professionnel soit assuré à tous les jeunes » la JSV n’a aucune solution concrète et réalisable à proposer.

En conclusion, les Jeunes UDC-Vaud réfutent les propos de la Jeunesse socialiste vaudoise les accusant de racisme et de xénophobie et demande des excuses publiques pour ses propos diffamatoires établis sans fondements.

Pour le comité des Jeunes UDC-Vaud

Nicolas Dayer
Vice-président


Le citoyen paie toujours plus

Un peu d'histoire: l'ICHA et l'impôt pour la défense nationale ont été instaurés durant les années 30 pour permettre l'effort de guerre. Une fois la tempête passée, ils demeurèrent et prirent les noms respectifs de TVA et IFD tout en élargissant leur champ de récolte financière.
En 1999, la TVA est passée de 6,5 à 7,5% pour financer l'AVS et l'AI, mais cela n'a pas suffi: les radicaux ont préféré soutenir une nouvelle augmentation de 0,7% de la TVA pour financer l'AI plutôt que de se pencher sur la lutte contre les trop nombreux abus.
Ils veulent aujourd'hui augmenter encore la TVA, cette fois pour supprimer l'IFD.
Il est beaucoup plus facile de faire progresser le coût de la vie par la TVA que d'augmenter l'IFD, facture payée à part et qui se fait bien plus sentir. Le résultat est cependant le même: le citoyen paye toujours plus.
De telles mesures permettraient de faire monter les impôts «par-derrière» via la TVA et de laisser le champ libre aux cantons pour augmenter leur part sur le revenu.
L'imposition en fonction du revenu, possible avec l'IFD, ne pourra plus se faire avec la TVA: les faibles revenus seront donc pénalisés.
A mon goût, l'IFD autant que la TVA n'ont plus de raison d'être. S'il n'est pas envisageable de les supprimer d'un coup, ils doivent au moins cesser d'augmenter!

David Vaucher, secrétaires Jeunes UDC-Vaud,
Orbe


MOTION PARLEMENTAIRE DEPOSEE PAR L'UDC

Appels masqués la croisade se poursuit à Monthey

Un détective à identifié une firme Autrichienne comme étant à l'origine de désagréments coûteux pour les personnes arnaquées par des démarchages téléphoniques via des numéros masqués...

Richard Brugger détective privé et Président de l'UDC du district de Monthey a réussi à convaincre et à sensibiliser Oskar Freysinger, qui vient de déposer à Berne une motion destinée à lutter contre les appels masqués.

Le conseillé national UDC demande que le gouvernement prenne des mesures afin que les numéros de téléphones portables soient aussi répertoriés dans l'annuaire au même titre que les numéros fixent.

 (Suite)

Le Père Boulad, jésuite égyptien, met en garde contre la naïveté de l'Occident

Le Père Boulad, jésuite égyptien, met en garde contre la naïveté de l'Occident
Par Enki40, jeudi 9 novembre 2006 à 00:38 :: Revue de presse :: #477 :: rss

Le "politiquement correct" va perdre l'Europe

Face à la montée de l'islamisme en Europe même, les Européens feraient preuve d'une très grande naïveté, cédant systématiquement au "politiquement correct". C'est le Père Henri Boulad qui lance cet avertissement. Jésuite égyptien d'ascendance syrienne âgé de 75 ans, il était l'hôte lundi 6 novembre de l'Université de Fribourg, où il a donné une conférence sur le thème: "Chrétiens et musulmans: un dialogue est-il possible?"

Ancien supérieur des jésuites à Alexandrie, cet ex-directeur de Caritas-Egypte fut également vice-président de Caritas-Internationalis pour le monde arabe. Educateur, philosophe et mystique, le Père Boulad est depuis 3 ans recteur du Collège de la Sainte Famille, dans le quartier de Fagallah, au Caire. Une institution d'élite qui accueille quelque 1'600 élèves, dont 60% de musulmans et 40% de chrétiens. Auteur prolifique, il a publié de nombreux ouvrages traduits dans une douzaine de langues.

Interrogé par Jacques Berset de l'agence Apic sur la récente polémique suscitée par la citation du pape d'un empereur byzantin, Manuel II Paléologue le 12 septembre à l'Université de Ratisbonne, sur les rapports de l'islam à la raison et à la violence.

Le
père Boulad a répondu qu'il avait été interrogé par plusieurs médias à propos de cette citation de Benoît XVI. «Elle a été en effet ressentie comme très insultante par les musulmans, dont on attaquait le Prophète qui n'aurait pratiquement rien apporté de neuf, sinon des choses mauvaises et inhumaines, et aurait répandu sa religion par l'épée et la violence. Toute malheureuse qu'elle soit, cette citation, à mon avis, a permis de crever un abcès. En effet, entre christianisme et islam, il y avait une sorte de non-dit, chacun essayant d'être le plus gentil possible avec l'autre. On évitait de discuter des vrais problèmes. L'Occident, qui venait de subir la colère musulmane après les caricatures de Mahomet publiées au Danemark, a réagi en arguant de la liberté d'expression. Les musulmans ont lancé: "Vous nous insultez; après les croisades, l'Inquisition, la colonisation de l'Amérique. C'est bien à vous de nous accuser de violence! Considérez donc votre propre histoire!" Maintenant, de part et d'autres, on a mis cartes sur table, et tout le monde a déballé ce qu'il avait sur le coeur. A partir de là, on peut parler de dialogue. Avant, on en restait au niveau de la politesse, du dialogue de salon entre chrétiens et musulmans.»

L'invitation au dialogue vient de Rome

«Cette invitation au dialogue est toujours venue de Rome, continue la P. Boulad, et même si l'islam y a répondu cordialement, l'initiative n'est jamais venue de leur côté. Les musulmans ne croient pas au dialogue. Ils ont peut-être raison et sont peut-être plus réalistes que les catholiques. En effet, un dialogue consiste à écouter l'autre, et à essayer de comprendre ce qu'il veut vous dire. Mais pratiquement, le dialogue est piégé avec l'islam, car les catholiques sont certains de posséder la vérité et les musulmans le sont tout autant.

Dans un dialogue, ce que chacun cherche inconsciemment, c'est à convaincre l'autre et à le persuader que sa religion est la seule vraie. A partir de là, cette déclaration du pape - qui savait ce qu'il disait - n'est pas un hasard, car il aurait pu donner son texte sans cette citation, qui n'était pas nécessaire à sa conférence. S'il l'a mise, c'est qu'il avait l'intention de débloquer une situation et il y a bien réussi.»

Les réactions violentes dans le monde musulman

«Des musulmans très ouverts ont déclaré que les réactions de violence dans le monde musulman - des gens sont morts, des religieux catholiques ont été tués - ne font que confirmer ce dont le pape soupçonnait l'islam. "Par nos réactions irrationnelles, nous confirmons en effet ce que le pape dénonce en nous". Il n'y a pas de débat intellectuel à ce propos, le débat théologique est stérile, pour plusieurs raisons.

Premièrement la conviction radicale, essentielle, profonde des musulmans, pour qui il est clair comme le jour qu' il n'y a qu'une seule religion et c'est l'islam. C'est mis en toutes lettres dans le Coran. Deuxième raison: tous les oulémas qui entrent dans la discussion n'ont d'autre culture que la culture coranique, leur horizon se limite au Coran et à la sunna.

Les
musulmans ont fermé depuis le Moyen Age la porte de l'ijtihad (l'effort de réflexion critique, ndr), si bien qu'on ne peut discuter qu'avec les non "azharites", c'est-à-dire en dehors des oulémas et cheikhs de l'Université islamique d'Al-Azhar.

On peut avoir un dialogue avec les professeurs d'Université, les musulmans éclairés qui ont des contacts avec l'Occident, les universitaires. Toutes ces personnes ont une manière de réfléchir marquée par la rationalité et la cohérence. Avec les "azharites", il n'y a pas de raisonnement, mais seulement des citations. Ce que nous affirmons est faux puisque le Coran dit le contraire. Il ne sert à rien dans ce cas d'apporter des preuves historiques, philosophiques, logiques, rationnelles. . .»

Mise en garde de l'occident

Pour le père jésuite, «au plan théologique, il n'y a rien à chercher, en dehors du dialogue de salon et de l'amitié. Ce sont deux niveaux, deux mentalités, qui ne se mélangent pas. Quant à l'Europe, que devient-elle avec son "politiquement correct" ? Au nom du libéralisme, vous êtes en train de laisser pénétrer le fanatisme et l'intolérance en raison de l'immigration. Vous vous faites avoir, car l'islam n'est pas compatible avec la société démocratique.

Ce n'est pas une question d'individus - la plupart d'entre eux sont très gentils et sympathiques - mais de système. C'est une société de type totalitaire, et quand ils deviendront majoritaires en Europe, il sera trop tard. Il faut savoir qu'une mosquée n'est pas qu'un lieu de culte et de prière, c'est souvent aussi un lieu de propagande, car islam et politique sont inséparables. Cela, l'Europe fait semblant de ne pas le savoir. Malheureusement, même l'Eglise catholique, en France, au Vatican, ne se fait conseiller que par des islamologues "soft". Pour terminer, je dirais ceci: "Europe, prends garde de perdre ton âme!"»

Marianne