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UDC-Grandson

Voter à 16 ans ?

Les jeunesses vertes et socialistes ont proposées d’introduire le vote à 16 ans dans le canton de Zürich via une initiative parlementaire. Les Jeunes UDC-Vaud, ont décidé de s’opposer à cette solution, estimant que cette proposition est un risque pour la démocratie.

Enjeux de la démocratie directe
La démocratie directe donne le droit au peuple suisse d’agir directement sur la politique de son pays à tous les niveaux. Ce droit est aussi un devoir car c’est du peuple que dépend le bien être de la nation. Afin d’être apte à utiliser à bon escient les pouvoirs qui lui sont conférés, tout citoyen doit avoir au moins un minimum d’instruction civique. Le fait de conférer le droit de vote à des jeunes n’ayant pas toujours la maturité pour voter risquerait d’entraîner un nivellement par le bas de l’électorat et donc de mettre en péril le bien fondé de notre démocratie directe déjà vivement attaquée par certains.

Renforcer l’instruction civique
Les cours d’instruction civique dispensés à l’école obligatoire doivent donner une idée des rouages de la politique à tous les échelons. Cependant, l’instruction civique des écoles vaudoises est, très lacunaire et ne sucite ainsi que très peu d’intérêt dans ce domaine. Les Jeunes UDC-Vaud pensent qu’une amélioration de ces cours aurait un bien meilleur effet sur la participation à la vie civique des générations à venir que le fait de leur conférer un droit de vote prématuré et optent pour cette solution.

Le rôle des jeunesses partisanes
Les jeunes UDC-Vaud estiment, en outre, qu’il est du rôle des jeunesses partisanes de permettre aux jeunes de participer activement à la politique selon leurs sensibilités ; les jeunes ne sont donc pas totalement exclus de la politique à condition que les jeunesses renoncent à ne faire que de la politique de jeunes pour les jeunes, mais s’intéressent en parallèle à la politique dans son ensemble.

En conclusion, les Jeunes UDC-Vaud entendent, pour préserver les principes de démocratie directe, d’ores et déjà s’opposer à tout abaissement de l’age du droit de vote en parallèle à l’opposition de son extension aux étrangers proposée aux dernières Assises sur l’Immigration (mai 2006). En outre, les Jeuens UDC-Vaud desirent persister dans leur engagement envers la motivation de l’intérêt des jeunes dans le domaine de la politique.

Comité des Jeunes UDC-Vaud

BON SENS

Aujourd'hui,

nous déplorons le décès d'un ami

très cher qui se nommait

"Bon Sens"

et qui a vécu parmi nous depuis de longues années.Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissances ont été perdus il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie.

On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme "La journée appartient à celui qui se lève tôt ", "Il ne faut pas tout attendre des autres" et "Ce qui arrive est peut-être de MA faute".

"
Bon Sens "

vivait avec des règles simples et pratiques, comme "Ne pas dépenser plus que ce que l'on a", et des principes éducatifs clairs, comme "Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident ".
"
Bon Sens "

a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l'état de santé de

" Bon Sens "

Il s' est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d' un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l'enfant.
"
Bon Sens
"

a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
"
Bon Sens
"

a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n' avait pas réalisé qu'une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.

La mort de "
Bon Sens "

a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance,

de celle de sa femme Discrétion,

de celle de sa fille Responsabilité

ainsi que de celle de son fils Raison.
Il laisse toute la place à ses trois faux-frères:

"Je connais mes droits",

"C'est la faute de l'Autre"

et "Je suis une victime".

Il n' y avait pas foule à son enterrement car il n' y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu'il est parti. Si vous vous souvenez de lui, faites circuler cette lettre, sinon ne faites rien!

 (Suite)

Le Père Boulad, jésuite égyptien, met en garde contre la naïveté de l'Occident

Le Père Boulad, jésuite égyptien, met en garde contre la naïveté de l'Occident
Par Enki40, jeudi 9 novembre 2006 à 00:38 :: Revue de presse :: #477 :: rss

Le "politiquement correct" va perdre l'Europe

Face à la montée de l'islamisme en Europe même, les Européens feraient preuve d'une très grande naïveté, cédant systématiquement au "politiquement correct". C'est le Père Henri Boulad qui lance cet avertissement. Jésuite égyptien d'ascendance syrienne âgé de 75 ans, il était l'hôte lundi 6 novembre de l'Université de Fribourg, où il a donné une conférence sur le thème: "Chrétiens et musulmans: un dialogue est-il possible?"

Ancien supérieur des jésuites à Alexandrie, cet ex-directeur de Caritas-Egypte fut également vice-président de Caritas-Internationalis pour le monde arabe. Educateur, philosophe et mystique, le Père Boulad est depuis 3 ans recteur du Collège de la Sainte Famille, dans le quartier de Fagallah, au Caire. Une institution d'élite qui accueille quelque 1'600 élèves, dont 60% de musulmans et 40% de chrétiens. Auteur prolifique, il a publié de nombreux ouvrages traduits dans une douzaine de langues.

Interrogé par Jacques Berset de l'agence Apic sur la récente polémique suscitée par la citation du pape d'un empereur byzantin, Manuel II Paléologue le 12 septembre à l'Université de Ratisbonne, sur les rapports de l'islam à la raison et à la violence.

Le
père Boulad a répondu qu'il avait été interrogé par plusieurs médias à propos de cette citation de Benoît XVI. «Elle a été en effet ressentie comme très insultante par les musulmans, dont on attaquait le Prophète qui n'aurait pratiquement rien apporté de neuf, sinon des choses mauvaises et inhumaines, et aurait répandu sa religion par l'épée et la violence. Toute malheureuse qu'elle soit, cette citation, à mon avis, a permis de crever un abcès. En effet, entre christianisme et islam, il y avait une sorte de non-dit, chacun essayant d'être le plus gentil possible avec l'autre. On évitait de discuter des vrais problèmes. L'Occident, qui venait de subir la colère musulmane après les caricatures de Mahomet publiées au Danemark, a réagi en arguant de la liberté d'expression. Les musulmans ont lancé: "Vous nous insultez; après les croisades, l'Inquisition, la colonisation de l'Amérique. C'est bien à vous de nous accuser de violence! Considérez donc votre propre histoire!" Maintenant, de part et d'autres, on a mis cartes sur table, et tout le monde a déballé ce qu'il avait sur le coeur. A partir de là, on peut parler de dialogue. Avant, on en restait au niveau de la politesse, du dialogue de salon entre chrétiens et musulmans.»

L'invitation au dialogue vient de Rome

«Cette invitation au dialogue est toujours venue de Rome, continue la P. Boulad, et même si l'islam y a répondu cordialement, l'initiative n'est jamais venue de leur côté. Les musulmans ne croient pas au dialogue. Ils ont peut-être raison et sont peut-être plus réalistes que les catholiques. En effet, un dialogue consiste à écouter l'autre, et à essayer de comprendre ce qu'il veut vous dire. Mais pratiquement, le dialogue est piégé avec l'islam, car les catholiques sont certains de posséder la vérité et les musulmans le sont tout autant.

Dans un dialogue, ce que chacun cherche inconsciemment, c'est à convaincre l'autre et à le persuader que sa religion est la seule vraie. A partir de là, cette déclaration du pape - qui savait ce qu'il disait - n'est pas un hasard, car il aurait pu donner son texte sans cette citation, qui n'était pas nécessaire à sa conférence. S'il l'a mise, c'est qu'il avait l'intention de débloquer une situation et il y a bien réussi.»

Les réactions violentes dans le monde musulman

«Des musulmans très ouverts ont déclaré que les réactions de violence dans le monde musulman - des gens sont morts, des religieux catholiques ont été tués - ne font que confirmer ce dont le pape soupçonnait l'islam. "Par nos réactions irrationnelles, nous confirmons en effet ce que le pape dénonce en nous". Il n'y a pas de débat intellectuel à ce propos, le débat théologique est stérile, pour plusieurs raisons.

Premièrement la conviction radicale, essentielle, profonde des musulmans, pour qui il est clair comme le jour qu' il n'y a qu'une seule religion et c'est l'islam. C'est mis en toutes lettres dans le Coran. Deuxième raison: tous les oulémas qui entrent dans la discussion n'ont d'autre culture que la culture coranique, leur horizon se limite au Coran et à la sunna.

Les
musulmans ont fermé depuis le Moyen Age la porte de l'ijtihad (l'effort de réflexion critique, ndr), si bien qu'on ne peut discuter qu'avec les non "azharites", c'est-à-dire en dehors des oulémas et cheikhs de l'Université islamique d'Al-Azhar.

On peut avoir un dialogue avec les professeurs d'Université, les musulmans éclairés qui ont des contacts avec l'Occident, les universitaires. Toutes ces personnes ont une manière de réfléchir marquée par la rationalité et la cohérence. Avec les "azharites", il n'y a pas de raisonnement, mais seulement des citations. Ce que nous affirmons est faux puisque le Coran dit le contraire. Il ne sert à rien dans ce cas d'apporter des preuves historiques, philosophiques, logiques, rationnelles. . .»

Mise en garde de l'occident

Pour le père jésuite, «au plan théologique, il n'y a rien à chercher, en dehors du dialogue de salon et de l'amitié. Ce sont deux niveaux, deux mentalités, qui ne se mélangent pas. Quant à l'Europe, que devient-elle avec son "politiquement correct" ? Au nom du libéralisme, vous êtes en train de laisser pénétrer le fanatisme et l'intolérance en raison de l'immigration. Vous vous faites avoir, car l'islam n'est pas compatible avec la société démocratique.

Ce n'est pas une question d'individus - la plupart d'entre eux sont très gentils et sympathiques - mais de système. C'est une société de type totalitaire, et quand ils deviendront majoritaires en Europe, il sera trop tard. Il faut savoir qu'une mosquée n'est pas qu'un lieu de culte et de prière, c'est souvent aussi un lieu de propagande, car islam et politique sont inséparables. Cela, l'Europe fait semblant de ne pas le savoir. Malheureusement, même l'Eglise catholique, en France, au Vatican, ne se fait conseiller que par des islamologues "soft". Pour terminer, je dirais ceci: "Europe, prends garde de perdre ton âme!"»

Marianne


PAUVRETE

Quelque 50% des exploitations agricoles menacées en Suisse

]
La moitié des exploitations agricoles sont menacées en Suisse, estime l'Union suisse des paysans (USP) dans son rapport annuel 2006. Un quart des agriculteurs vit même en dessous du seuil de pauvreté.

Il suffit d'une mauvaise récolte ou d'une évolution des prix défavorable pour faire basculer ces familles dans la catégorie des "working poor" (travailleurs pauvres). Le taux moyen de "working poor" en Suisse est situé à 6,7%. Dans l'agriculture, il varie entre 20 et 30% selon l'année, précise le directeur de l'USP Jacques Bourgeois.

Au total, quelque 50% des exploitations risquent de disparaître d'ici 10 à 15 ans, avertit le président de l'USP Hansjörg Walter. Cette prévision pourrait s'aggraver en tenant compte des pressions supplémentaires que représentent le projet de Politique agricole 2011, d'éventuels accords de libre-échange et les négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

L'agriculture suisse multifonctionnelle disparaîtra dans les prochaines années si consommateurs et politiques ne lui viennent pas en aide, estime l'USP.

une autre quart d'entre eux ne dispose pas des moyens financiers d'investir ou de se constituer une épargne vieillesse. Un nombre important de familles vit donc en dessous ou à ras du seuil de pauvreté. Il suffit d'une mauvaise récolte ou d'une évolution des prix défavorable pour faire basculer ces familles dans la catégorie des "working poor" (travailleurs pauvres).

GAG

Selon Ségolène Royal,

le préservatif représentera désormais, en lieu et place de la rose, le premier parti de gauche de France.

Les socialistes estiment que le préservatif reflète mieux l'image actuelle du PS.

En effet, le préservatif tolère l'inflation, vide les bourses, ralentit la production, détruit la prochaine génération, et, surtout, protège les glands.

En outre, il vous donne un sentiment de sécurité alors que vous vous faites baiser.


Noël n’est pas un scandale, c’est une fête chrétienne

Les chrétiens devront-ils bientôt retourner aux catacombes pour célébrer la naissance de Jésus?

Il paraît que Noël est devenu un objet de scandale. Les musulmans qui vivent en Suisse se disent choqués que leurs enfants voient des décorations à l’école. Le sapin est banni de certains établissements, et on ne parle même pas des crèches, ravalées désormais au rang d’obscénités provocatrices. Demain, les enfants qui parlent de Noël à leurs copains pourraient bien se voir punis.

Lire la suite sur:
www.commentaires.com/articles-412.html

(Source: commentaires.com)


Lorsque l’UE met le grappin sur les finances suisses

Au lendemain même du « oui » à la Loi sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est, Bruxelles a décidé de s’attaquer au système fiscal Suisse exigeant l’interdiction de l’impôt dégressif. Les Jeunes UDC-Vaud appellent les autorités politiques à résister aux pressions bruxelloises et rejettent, par ailleurs, l’initiative socialiste « pour des impôts équitables » allant dans ce sens.

Une fiscalité fédéraliste nécessaire
Les nombreuses spécificités régionales de Suisse, qu’elles soient d’ordre culturelles ou économiques, justifient l’existence du fédéralisme permettant à chaque canton de s’autogérer dans un cadre d’activités qui lui est propre. Remettre en cause l’indépendance fiscale des cantons, c’est leur faire subir une pression financière et économique qui les empêche de se développer efficacement. La Suisse y perd et, contrairement aux préjugés que la gauche cherche à diffuser, les gens modestes en sont souvent plus fortement touchés que les plus aisés.

Indépendance et souveraineté
L’odieuse exigence de l’Union Européenne est le reflet de ses convoitises sur la Suisse dont elle entend faire mourir l’économie à petit feu. Ainsi, la Suisse se retrouvant en position d’infériorité se montrerait bien plus docile et susceptible d’accepter l’adhésion. La Suisse se doit, au nom de sa dignité et de sa subsistance, de rejeter les pressions étrangères soutenues par la gauche adhésioniste.

L’effet du bouquet de fleurs
Après que l’UE soit venue lui quémander des fonds d’aide au développement pour les Etats membres de l’Est, la Suisse lui a généreusement « offert ce bouquet de fleurs », selon l’expression de l’ancien Conseiller Fédéral Joseph Deiss, et se destine d’ores et déjà à lui verser des fonds supplémentaires (notamment 350 millions de francs lors des prochaines adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie). Résultat des courses: elle se fait aujourd’hui insulter par l’Union Européenne qui l’accuse à tort de ne pas respecter les accords bilatéraux de 1972. La Suisse doit-elle encore tendre la joue ?

Pour persister sur la voie bilatérale que le peuple à choisi de suivre et conserver sa neutralité et son indépendance, la Suisse doit savoir adopter des positions fermes dans les négociations, quitte à frustrer les convoitises. Adopter une ligne claire, c’est partir gagnant !

Le comité des Jeunes UDC-Vaud

LE MILLIARD

L'Union démocratique fédérale (UDF) de Fribourg a rejeté le milliard de cohésion pour les pays de l'Est également....(les arguments de Peter Bonsack, vice-président de l'UDF, a indiqué le parti. Selon lui, la Suisse a été mise sous pression pour soutenir l'élargissement de l'Union européenne (UE), alors qu'elle-même n'en est pas membre.

Le Conseil fédéral a "acheté" les accords bilatéraux, quand bien même ceux-ci ne faisaient pas l'unanimité au sein de la population, a ajouté M. Bonsack. Ceci est d'autant plus inacceptable en période de rigueur budgétaire. Le financement du milliard n'est pas réglé et l'attitude du Conseil fédéral n'a pas été claire et transparente, a critiqué le vice-président de l'UDF.

LE MILLIARD

Le Parti catholique populaire (PCP) de Zürich recommande le rejet des deux objets soumis au peuple le 26 novembre prochain.

Il dit non tant à la loi sur la coopération avec les pays de l'Europe de l'Est qu'à l'harmonisation des allocations pour enfants.

Le milliard de francs versé sur dix ans pour la cohésion de l'Union Européenne n'est qu'une subvention à l'économie, a indiqué le PCP . Les pauvres des pays de l'Est seront à peine concernés. Le projet d'harmonisation des allocations est quant à lui injuste et dépourvu de pertinence politique, estime le PCP.

 (Suite)

Le Blocher émissaire

Avez-vous eu quelques problèmes de digestion hier soir? Peut-être même des flatulences? Ne cherchez plus la raison. C'est uniquement à cause des maux de ventre de Christoph Blocher. Le kébab est-il reste coincé dans votre gorge? C'est uniquement parce que Blocher n'a pas su tenir sa langue à Ankara. Vous avez des problèmes d'ouïe? C'est aussi la faute à Blocher parce qu'il a remis en question l'aide au développement devant des oreilles bien ouvertes mais qui, par la suite, se faisaient sourdes. Qu'on le veuille ou non: maux de tête, de dos ou de ventre, faillite ou licenciement, grêle ou chutes de pierres, il y a toujours un Blocher derrière, un Blocher qui fait trop souvent ou trop rarement ceci ou cela, qui n'a pas assez contribué à ceci ou trop contribué à cela.

Vous avez le rhume? C'est parce que Blocher souffle le chaud et le froid.

Vous avez peur dans le noir? C'est à cause de Blocher, ce diabolique.

Votre femme vous trompe? Vous savez désormais avec qui.

Qui veut privatiser le frigo du logement collectif? Enlever la complaisance aux mariages? Lever le voile islamique et étanchéifier le pays? Qui veut renvoyer des malfaiteurs tellement innocents dans des régions en crise et expulser des maris criminels? Toujours lui. C'est toujours lui la faute, quoi qu'il dise et quoiqu'il fasse. Quand ça tourne mal, c'est à cause de Blocher.

Si Blocher se tait, il aurait dû parler, s'il parle, il aurait mieux fait d'observer le silence. S'il dit la vérité, il n'est pas collégial. S'il est collégial, on l'accuse de mentir et d'être un hypocrite. Et sa femme passe à la même moulinette: lorsqu'elle se manifeste, c'est elle qui porte le pantalon et son mari doit obéir; si elle reste discrètement à l'arrière-plan, elle n'est plus qu'une mammeli possédant juste quatre neurones (un par plaque de cuisinière).

Mais ce que Christoph Blocher veut vraiment, ce qu'il défend, personne ne tient trop à le savoir, on s'en moque finalement. Et pourquoi donc? C'est simple: Christoph Blocher est l'unique politicien suisse qui sait ce qu'il fait, qui fait ce qu'il dit et qui dit ce qu'il veut. La preuve est vite faite: on reproche à la grande majorité des élus politiques de ne pas tenir leurs promesses électorales. Chez Christoph Blocher, c'est juste l'inverse: on lui en veut parce qu'il fait ce qu'il a promis.

Bref, c'est un homme impossible, une véritable menace pour le système. Pensez donc, un politicien qui fait ce qu'il dit. C'est la fin de la Suisse. Mais le problème, c'est que tous les adversaires vendus et copinés de Christoph Blocher sont incapables, en raison de leur propres incohérences, de comprendre le contenu de la politique de cet homme. C'est inévitable: quand on fait du slalom à côté d'un descendeur, on se fait forcément dépasser et on doit se contenter de faire de petits virages sur la trace du descendeur en émettant des commentaires dépréciatifs.

On ne gagne pas de l'altitude en croyant que la tour de l'église se limite à la girouette. Et Christoph Blocher sait quelle direction prendre, même sans girouette. Ou, plutôt, il connaît la direction parce qu'il sait qu'une girouette se dirige vers n'importe où. Lui, il préfère se diriger vers la pointe de la tour qui indique la seule direction qu'il est digne de choisir: celle qui se dirige vers le haut.

Empêtrés dans leurs inconséquences, les adversaires de Blocher n'osent pas l'attaquer sur le fond. Ce serait trop dangereux. Ils tentent donc de l'achever par la forme. On les comprend. La forme se détache si facilement du fond, elle se laisse développer, arranger, retourner, échanger, falsifier, en un mot rien n'est plus facile à déformer que la forme. Surtout quand de nombreux alliés attendent complaisamment dans toutes les rédactions de Suisse.

Avec un plaisir non dissimulé tous les gribouilleurs de la Nation s'efforcent de peindre de Christoph Blocher un portrait à la Dorian Gray qu'ils peuvent ensuite couvrir tous les jours de boues et d'ordures sous la forme d'insultes, de diffamations et d'atteintes à l'honneur. Les tableaux sont patients. Si Christoph Blocher se gratte la tête, il a fait un salut hitlérien; s'il enfonce un doigt dans le nez, il est le laquais de l'industrie pétrolière; s'il ne défile pas avec les partisans des Hezbollah sur la place fédérale, il est un ennemi des musulmans; s'il donne la main à un arabe, il est un antisémite.

Le quotidien de Christoph Blocher est semé de mines formelles. Chaque froncement de sourcils, chaque mouvement des lèvres, chaque battement des paupières est observé, interprété et soulève immédiatement un torrent de protestations. Même les courants électriques de son cerveau sont analysés par des encéphalogrammes journalistiques: il n'a peut-être pas dit que les Africains étaient des paresseux, mais il l'a très certainement pensé!

Christoph Blocher est devenu une sorte d'icône négative des médias, bref le bouc émissaire idéal. Pensez donc, un homme qui avait du succès et beaucoup d'argent avant d'entrer en politique. C'est forcément suspect. Car il ne fait pas de la politique pour s'enrichir, ni pour augmenter sa puissance – une fortune de plusieurs milliards représente tout de même un peu plus de pouvoir que la participation aux jeux des sept nains et naines. Cet homme est suspect parce qu'il ne correspond à aucune catégorie, parce qu'il ose agir spontanément et indépendamment. "Il n'est pas collégial, il est incapable de travailler en équipe", hurle la meute et croit ainsi avoir expliqué ce qu'elle est de toute manière incapable de comprendre.

Christoph Blocher est-il si dangereux parce qu'il est libre? Parce qu'il pourrait fort bien envoyer promener tout le monde et jouir tranquillement de sa fortune au lieu de se battre contre des mesquineries politiques? Christoph Blocher est-il si mal compris parce qu'il refuse résolument de sacrifier à l'air du temps, parce que l'air du temps passe sur lui sans l'affecter?

Dans un monde qui doit sacrifier au mensonge parce qu'il a perdu son sens, un homme comme Christoph Blocher détonne douloureusement. Du moins pour celles et ceux qui cherchent à gouverner en uniformisant et en nivelant par le bas.

On reproche à Christoph Blocher de provoquer. Il n'aurait pas dû faire cela, pas ici et pas maintenant – mais la véritable provocation ne réside pas dans ces escarmouches superficielles, mais dans le sens profond de ce qui est dit. Christoph Blocher ose dire les choses telles qu'elles sont et comme la vérité est toujours provocatrice, il devient provocateur – par amour de la vérité.

Les mensonges passent généralement fort bien en politique. Ils endorment et bercent agréablement en faisant miroiter une fausse sécurité. La vérité, en revanche, éveille les esprits fatigués, secoue les membres mous, car la vérité implique la responsabilité qui à son tour incite à l'action. Oui, Christoph Blocher veut des débats, il les veut vifs, ouverts, larges. Il ne veut pas de mauvais compromis conclus en cachette pour étouffer le débat avant qu'il ne s'ouvre. Mais gare à celui par qui le scandale arrive parce qu'il a dit la vérité. Il sera poursuivi par les Erinyes comme autrefois Orphée, un aigle dévorera nuit après nuit son foie, il se perdra seul dans le désert glacial pendant que tous les autres autour de lui se nourrissent des mirages d'oasis riches et fertiles.

La punition personnelle de Christoph Blocher pour trop aimer la vérité est d'être couvert de saletés par lesquelles les médias tentent de dissimuler son humanité. Même si ces saletés ne restent pas collées, même si Christoph Blocher s'en débarrasse d'un simple mouvement, elles le poursuivent, comme les Erinyes toutes dents et griffes dehors. Mais en réalité, Christoph Blocher n'est jamais vraiment à l'endroit où lui sont jetées ces saletés, car il est toujours en avance, porté par une grande idée; il n'apparaît jamais à l'endroit et dans la forme qu'on attendait.

Voilà pourquoi la haine de ces moucherons et moustiques qui dansent autour de cette lumière et tentent de l'étouffer par leur nombre. Est-ce la faute de Christoph Blocher si ces insectes se brûlent régulièrement les ailes et disparaissent dans le néant? Christoph Blocher semble être condamné à marcher comme un loup solitaire dans la jungle des illusions entretenues par la politique et les médias. Mais voilà, il faut bien que quelqu'un fasse le loup dans une pièce de théâtre composée surtout de moutons bêlants.

 (Suite)