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UDC-Grandson

Faits divers

C'est étonnant, il y a des faits divers dont on n'entends jamais parler.

Les faits se sont passés au cours de la nuit du 18 au 19 octobre.

Le Berlingo de Surveillance et d'intervention de la Gendarmerie a été percuté volontairement par des voleurs de voiture au volant d'un Touareg lancé à 200km/h.

Les deux gendarmes ont été blessé, les pompiers ont mis 2 heures pour les désincarcérer et leur chien est mort dans le choc très violent.

Il n'y a même pas eut un petit sujet à la fin des journeaux télévisés.

Pour faire la une, il aurait fallu que cela soit les voleurs qui se ratent et qui soient blessés ou morts, on aurait pu alors dire que c'était la faute des gendarmes.

Les délinquants ont tout simplement tenté de tuer deux pères de famille, mais se sont des gendarmes, alors pas de quoi s'y attarder.....

 (Suite)

L'UDC - LA VOIX DES ÉLECTEURS AUX CONVICTIONS BOURGEOISES

(UDC) Lors de sa séance du 18 décembre 2007, le groupe parlementaire fédéral UDC a eu une discussion approfondie sur le mandat assumé par l'UDC en tant que parti d'opposition bourgeois. La décision prise à l'unanimité le 4 décembre a été confirmée à cette occasion.

Le 18 décembre 2007 le groupe parlementaire fédéral UDC a pris la décision suivante par 60 voix contre 3:

1.La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf et le conseiller fédéralSamuel Schmid ne sont pas membres du groupe parlementaire fédéral UDC.

2.Le groupe UDC n'étant plus représenté au Conseil fédéral, il doit exécuter dans l'opposition le mandat que les électeurs ont donné à l'UDC.

3.Il mènera cette politique comme jusqu'ici et en tant que groupe parlementaire unique sans sous-groupes et sans sous-formations institutionnalisées.

Bern, le 18 décembre 2007

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Le PDC a voulu une coalition avec les socialistes


Il est vrai que le système de concordance est l'émanation du système de démocratie directe. Mais, dans la pratique, la concordance était toujours le résultat de la volonté commune des quatre principaux partis d'assumer ensemble la responsabilité gouvernementale. Or, cette volonté n'existe plus depuis que le PDC et le PS refusent de collaborer avec l'UDC. En recherchant une coalition avec les socialistes, le PDC a définitivement quitté le camp bourgeois. Le nouveau gouvernement fédéral mènera donc une politique de centre-gauche.

L'UDC, en revanche, n'est plus représentée au Conseil fédéral. Ce constat sera très rapidement confirmé ? si besoin en est ? par les votations fédérales prévues pour l'année à venir : il ne faut guère s'attendre à ce que les deux conseillers fédéraux sans groupe apportent le moindre soutien aux initiatives UDC pour la réduction des primes et pour des naturalisations démocratiques. Alors que la base du parti a réussi à faire aboutir ces projets au prix d'un dur travail ? notamment pour la récolte des signatures ? elle est aujourd'hui écartée du Conseil fédéral.

 

Le système suisse de concurrence ? encore un "Sonderfall", un cas à part?

Il est vrai que la Suisse est passée mercredi dernier du système de concordance, qui a fait ses prévues durant de nombreuses décennies, à un système de concurrence selon le modèle étranger. Il y a cependant quelques différences:

? Le plus fort parti de Suisse est dans l'opposition. Normalement, le parti le plus fort est chargé de conduire le gouvernement et ne se retrouve pas dans l'opposition.

? La Suisse est une démocratie directe. C'est dire que l'opposition y dispose de beaucoup plus de moyens qu'à l'étranger : comme force d'opposition bourgeoise, l'UDC ne peut pas seulement recourir aux instruments parlementaires, mais aussi à d'importants droits populaires.

? Le gouvernement suisse n'a pas de programme de coalition. Contrairement à l'opposition qui dispose d'un programme clair et parfaitement compréhensible, la coalition gouvernementale composée du PS, du PDC, du PRD et de conseillers fédéraux sans groupe n'a pas d'objectifs politiques communs.

? Les partis gouvernementaux suisses se battent pour le leadership. L'opposition bourgeoise, en revanche, peut compter sur un président de parti qui a fait ses preuves et sur une base extrêmement motivée.

Voilà des constats qui pourraient alimenter une analyse politique fondée. Or, la grande majorité des médias n'y a pas consacré une ligne. Dommage que les journalistes ferment les yeux devant l'information de toute évidence la plus importante. Il serait temps qu'ils sortent de l'ivresse d'une victoire qui n'en est pas vraiment une.

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un gouvernement de coalition

Alors que les mines des journalistes se décomposaient au fur et à mesure que rentraient les résultats des élections fédérales du 21 octobre et que les gens des médias réunis au studio de la télévision alémanique de Leutschenbach manifestaient ouvertement leur consternation devant la victoire électorale de l'UDC, le spectacle qu'offrait la presse le 13 décembre à Berne était très différent : visages rayonnants, sauts de joie et applaudissements dans les studios de la radio et de la télévision, de même que dans la salle des pas perdus du Conseil national.

Une ambiance identique pouvait être observée dans la salle du Parlement avec des élus hurlant de joie comme lors d'un but marqué pendant une finale de coupe de football. Enfin on avait réussi à évincer Christoph Blocher du Conseil fédéral, objectif principal de la gauche politique durant la législature écoulée. Le soutien actif apporté par le PDC et certains éléments du PRD à ce coup donne une idée des majorités réelles qui régissent la politique du Parlement fédéral. Mais le réveil dans les rangs des futurs partis gouvernementaux sera douloureux : on n'y croyait pas réellement que l'UDC allait s'installer dans l'opposition et on ne s'y était pas préparé. L'éviction de l'UDC était arrangée sur le plan tactique, mais non pas stratégique.


Fin abrupte du système de concordance

Chez les journalistes aussi, on continue d'argumenter à côté de la réalité politique. La majeure partie d'entre eux n'ont pas encore réfléchi aux conséquences réelles de la nouvelle situation ? certains l'ignorent même volontairement en s'inspirant de l'autruche.

Ainsi, Michael Schoenenberger écrit dans la "Zürichsee-Zeitung" du 15 décembre : "La Suisse est entrée dans une nouvelle phase. Il n'est pas encore certain que cette phase se termine effectivement par la fin du système de concordance. Ce qui paraît probable, c'est que le système politique survive aux excès actuels de l'UDC. Les forces modérées comprendront que la concordance ne s'est pas développée par hasard, mais qu'elle est la conséquence de la démocratie directe avec ses nombreuses possibilités de participation. L'UDC siège toujours au Conseil fédéral avec deux de ses membres ? même si ceux-ci ne représentent pas l'aile radicale zurichoise du parti." Ce sont là les rêveries nostalgiques d'un monde révolu.
 (Suite)